Strapontin15



LA FEMME QUI EST PARTIE

Mis en scène comme une pièce de théâtre, dans un décor minimaliste, servi par un environnement d’une très grande pauvreté, ce film pose le cadre d’un dépouillement extrême, afin de mieux cerner les personnages, les mettre à nu, dans une vérité sans fard. Ils peuvent alors incarner toute l’intensité et la profondeur qui les habitent.

Ce dépouillement extérieur n’est pas sans refléter la vie intérieure, dense et riche, des personnages qui s’y déploient. Et en particulier, de l’héroïne, Horacia, suivie au sortir de ses 33 années de prison, pour lesquelles elle a été condamnée à tort. Étrangement, ni l’amertume, ni l’isolement, ni la solitude ne semblent l’habiter. Déterminée, dans son caractère et dans sa quête de vengeance, aucun Autre ne vient troubler son cheminement intérieur. Elle porte un regard très humain sur tous ceux qu’elle croise, misérables, en détresse et c’est ce qui fait toute la force du film.

En noir et blanc, le clair obscur qui enveloppe les acteurs, n’a de cesse de nous renvoyer à l’ombre qui habite chacun d’entre nous et la lumière ne pourra s’y accrocher, afin de  révéler notre puissance intérieure, que si cette ombre est cherchée, regardée, reconnue, comme le fait Horacia, pour nous guider vers le chemin de l’HUMANITE. D’ailleurs la profondeur des plans, nous appelle vers un ailleurs, un autre possible.


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