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Moonlight au Méliès

Notre cinéma préféré prolonge la programmation du très beau « Moonlight » qui a reçu l’Oscar du meilleur film. L’histoire se passe à Miami, dans un quartier pauvre et noir, avec ses dealers et ses drogués. Mais ces clichés sont battus en brèche. On suit Chiron enfant, adolescent et jeune adulte bouleversant parce qu’il garde en lui sa tristesse d’enfant. Le metteur en scène utilise des couleurs vives, solaires en alternance avec les éclairages nocturnes: magnifique scène de baignade dans l’océan de Chiron enfant avec son père de substitution qui lui apprend à nager  sous un soleil radieux, à laquelle répond la scène  intime et émouvante  de la « discussion » nocturne sur la plage entre Chiron adolescent et son seul ami. Le film comme le personnage de Chiron est tout en retenue. La fin est boileversante. Belle partition musicale. Le magnifique acteur qui joue le père de substitution a obtenu l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle.  Strapontin 3

 


C’est Strapontin 2 qui a fait le 1er commentaire sur « La femme qui est partie »


La femme qui est partie de Lav Diaz

Si vous ne deviez voir qu’un seul film cette année (ce serait dommage!), précipitez-vous au Méliès pour découvrir ce chef-d’œuvre ! 3h45 d’éblouissement. Quand le film s’achève , on le regrette déjà.

Strapontin 3


La femme qui est partie

Quel est le strapontin auteur du texte concernant le film  » La femme qui est parie » ? Je suis du même avis et pense que nous voyons là un très grand film. Curieux, hors du commun, indispensable. Il se déroule pendant 3h46 en plans fixes devant le spectateur qui doit s’immerger dans ce noir et blanc splendide. Plans fixes qui vont faire apparaître, disparaître les personnages obligeant ce même spectateur à comprendre les intentions du metteur en scène. Une femme sort de prison, elle est libérée ,injustement condamnée. Son but; la vengeance mais également retrouver un fils perdu dans les dépôts sordides de Manille. Film sur la vengeance, soit, sur le bien et le mal, mais le film est un faux ami, car il va emmener le spectateur dans les domaines de l’empathie, la compassion, la reconnaissance… Film qui porte son regard sur un pays qui va mal avec ses pauvres, ses vrais pauvres qui s’abritent dans des cabanes, avec ses exclus : les travestis, les bossus, les boiteux .. Par moments, on songe à Dostoîevski et aussi à tous ces films japonais des années 50-60 , comme ceux de Kurosawa par exemple. A voir absolument. Strapontin 1


LA FEMME QUI EST PARTIE

Mis en scène comme une pièce de théâtre, dans un décor minimaliste, servi par un environnement d’une très grande pauvreté, ce film pose le cadre d’un dépouillement extrême, afin de mieux cerner les personnages, les mettre à nu, dans une vérité sans fard. Ils peuvent alors incarner toute l’intensité et la profondeur qui les habitent.

Ce dépouillement extérieur n’est pas sans refléter la vie intérieure, dense et riche, des personnages qui s’y déploient. Et en particulier, de l’héroïne, Horacia, suivie au sortir de ses 33 années de prison, pour lesquelles elle a été condamnée à tort. Étrangement, ni l’amertume, ni l’isolement, ni la solitude ne semblent l’habiter. Déterminée, dans son caractère et dans sa quête de vengeance, aucun Autre ne vient troubler son cheminement intérieur. Elle porte un regard très humain sur tous ceux qu’elle croise, misérables, en détresse et c’est ce qui fait toute la force du film.

En noir et blanc, le clair obscur qui enveloppe les acteurs, n’a de cesse de nous renvoyer à l’ombre qui habite chacun d’entre nous et la lumière ne pourra s’y accrocher, afin de  révéler notre puissance intérieure, que si cette ombre est cherchée, regardée, reconnue, comme le fait Horacia, pour nous guider vers le chemin de l’HUMANITE. D’ailleurs la profondeur des plans, nous appelle vers un ailleurs, un autre possible.


LA FEMME QUI EST PARTIE


Protégé : Le Parc

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LUMIERE! L’aventure commence Thierry Frémaux

Nous pouvons en être fiers: le 7e Art est né en France, à Lyon, à la sortie des Usines Lumière, le 19 mars 1895. C’est une grande date pour l’humanité qu’on ne célèbre pas assez… Oui, les frères Lumière ont inventé le cinématographe et avec lui, le cinéma et certaines des ses techniques.

Thierry Frémaux, directeur de L’Institut Lumière, n’a eu de cesse de faire connaître dans le monde entier les films Lumière et d’obtenir  leur sortie en salle. C’est désormais chose faite grâce à son montage de films Lumière, découpé en chapitres. Il y commente avec talent et humour une centaine de ces films d’une durée de 50 secondes environ. C’est une merveille! On découvre un vrai travail de mise en scène de la vie en France et dans des villes du monde,  à la fin du XIXe siècle.  On assiste émus et éblouis à la naissance du cinéma! C’est un peu comme si nous en étions les premiers spectateurs!

Ne manquez pas le rendez-vous au Méliès avec Auguste et Louis Lumière!

Un deuxième film est prévu qui aura pour titre: LUMIERE! L’aventure continue

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LE DIVAN DE STALINE

Un souffle durassien traverse ce film, qui saisit, à l’instant T, un épisode de la vie amoureuse de Staline, en compagnie de sa maîtresse (Mathilde Seigner). Depardieu campe ce grand personnage. Il fait une caricature intéressante de ce petit Père des peuples, brutal, haineux et pervers, se délectant de ses vengeances.
Dans ce film s’inscrit l »empreinte de Fanny Ardant, la réalisatrise, et reflète son inconscient. Poétique, mystérieux, placé dans la nature, autre personnage énigmatique, cette oeuvre laisse perplexe, mais pas indifférent.

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LA COMMUNAUTE

Dans les années 70, au Danemark, un couple hérite d’une maison grande, vieillotte mais pleine de charme qu’ils renoncent à vendre. Ils décident de s’y installer avec d’autres, afin de partager les frais, dit l’époux, et d’y vivre une vie plus relationnelle, plus palpitante, espère l’épouse.Film vintage, aux reflets bien connus, voire désuets, qui laisse filtrer les émois d’une époque où les cerveaux embrumés des protagonistes ne peuvent laisser espérer que fusions, confusions et conflits. Ainsi peut se présenter ce film un peu brouillon, que j’ai jugé, facilement, au premier abord, peu intéressant.

Mais à bien y réfléchir, les règles qu’ils devaient se fixer et qu’ils n’ont pas fait, engendrent des débordements imprévisibles. L’irresponsabilité des co-locataires entraine des dérives qu’ils ne peuvent plus maîtriser et qui les conduiront, pour certains, au bord de la folie ou de la mort. Tel est le prix à payer lorsque les règles sont galvaudées, l’esprit de la loi piétiné.
Finalement ce film établit, à mon sens, un parallèle avec l’esprit de grande tolérance qui règne aujourd’hui dans certaines de nos cultures et qui font basculer nos sociétés dans le chaos ou dans une petite mort lénifiante.

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